L’orchestre du lyrisme

« Ce léger rien des choses qui ont fui » d’Alain Duault (Gallimard)

par Jean-Michel Maulpoix

Comme pour apporter à son titre un démenti cinglant, Ce léger rien des choses qui ont fui confirme avec éclat cette évidence : la parole lyrique monte en puissance à proportion de la quantité d’ombre projetée par la mort sur nos attachements les plus vifs, au premier rang desquels vient se dresser l’Amour.

Car ce sont bien là les deux forces antagonistes qui font de part en part chanter l’écriture de ce nouveau livre d’Alain Duault, telles deux formes de l’affolement : angoisse et désir, terreur et plaisir, comme ténèbres et lumière…

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