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Sommaire général de la revue - Archives - Le blog - Nous écrire- 


Revue en ligne de littérature et de critique, "Le Nouveau recueil" publie des textes de création et des essais critiques. Fondée en 1984, sous le titre "Recueil", rebaptisée "Le Nouveau recueil" en 1995, ce fut d'abord une revue "papier publiée trimestriellement par les éditions Champ vallon à Seyssel auprès desquelles il est toujours possible de se procurer d'anciens numéros. ).
L'édition électronique qui a pris la relève de la revue papier en mai 2008 s'accompagne d'un blog qui propose en général des articles critiques courts et qui tient les lecteurs régulièrement informés des parutions et des mises à jour nouvelles. Des archives sont peu à peu introduites sur le site.

Le nouveau recueil est dirigé par Jean-Michel Maulpoix.



Dernières publications

Connaissance par les larmes


par Jean-Michel Maulpoix

Connaissance par les larmes : sous ce beau titre, Michèle Finck nous donne aux éditions Arfuyen un livre important qui explore lyriquement « la voie lactée des larmes » telle qu’elle coïncide avec la part sensible de l’écriture poétique. Musique, peinture, cinéma, architecture : les arts et les mythes, autant que les émotions vécues, entrent tour à tour en résonnance avec cette conscience sensible de la langue que l’on appelle poésie et qui cherche, interroge, se souvient, espère et souffre… Les œuvres ainsi font corps avec la vie, sa souffrance, son désir du large, son écoute silencieuse de la neige, son appel à autrui : cette quantité fébrile d’attente à tout jamais insatisfaite que nous pouvons appeler « soif », souvent pareille à une page blanche, où vient s’écrire la partition même de notre existence. Pour le dire autrement : Connaissance par les larmes est un livre-bilan qui rassemble et qui organise les morceaux d’un savoir venu fragmentairement, au plus près de ce que notre vie dispense d’émotions et construit de pensées dans la douleur même de se connaître périssable. (lire la suite...)


benoit Conort


par Jean-Michel Maulpoix

"Voici que la nuit descend : sur le poème, sur la mémoire, sur tout ce qu’il reste de vie… Elle descend comme l’obscurité noie peu à peu le jardin, ou elle remonte des mots et de leur vieille charge de sens, comme d’une enfance à présent lointaine mais dont les anciennes douleurs connaissent un regain de rigueur." (lire la suite...)



CE léger rien des choses


par Jean-Michel Maulpoix

"Comme pour apporter à son titre un démenti cinglant, Ce léger rien des choses qui ont fui confirme avec éclat cette évidence : la parole lyrique monte en puissance à proportion de la quantité d’ombre projetée par la mort sur nos attachements les plus vifs, au premier rang desquels vient se dresser l’Amour.

Car ce sont bien là les deux forces antagonistes qui font de part en part chanter l’écriture de ce nouveau livre d’Alain Duault, telles deux formes de l’affolement : angoisse et désir, terreur et plaisir, comme ténèbres et lumière…

Et ce sont alors, sur près de deux cents pages, non pas de « légers riens », mais les cris, les vitupérations, les suppliques, les murmures amoureux, les musiques, les coups de reins et les mouvements d’épaules du poème, bref toute l’étendue de la geste du lyrisme qui se donne à entendre et à lire, tandis que s’empoignent l’angoisse de mourir et la fièvre du désir. (lire la suite...)


la vie discontinue


par Jean-Michel Maulpoix

« On est là un peu par hasard », dit la première phrase ; mais n’hésitez pas, poussez la porte de ce livre : "La vie discontinue" de Jean-Marc Sourdillon, publié aux éditions « La part commune ». Chacun des huit textes qui le constituent fait partager l’ouverture d’un passage. En chacun se propagent l’écho d’un souvenir et la trace d’une brisure. Entre récit et poème, chacun donne à lire et à éprouver un vertige, mais d’une manière étrangement calme, sur le ton familier de la confidence. Il arrive ainsi que le récit poétique, tout profane qu’il soit, tienne de la parabole.(lire la suite...)


Le bruit de la langue


par Jean-Michel Maulpoix

"Un après-midi au zoo où les autruches côtoient les singes, un tableau accroché au mur, un bruit qui insiste dans le silence, un roi jaloux de la lumière, un voyageur qui traverse la campagne en fredonnant…, Le bruit de la langue de Gilles Mentré assemble proses et vers dans une suite de libres variations dont l’objet demeure improbable. Voici un livre qui entraîne son lecteur dans la singulière partie de cache-cache que la langue engage avec elle-même et avec le monde, dans l’écriture poétique." (lire la suite...)


Mallarmé

par Jean-Charles Vegliante

"Ce serait même la deuxième fois, après la belle version de Patrizia Valduga en 1991 (S. M. Poesie, sans notes, chez Mondadori), que Stéphane Mallarmé parle italien. Ou plus exactement écrit en italien. Cette fois avec d’abondants commentaires de Luca Bevilacqua (p. 265-360) et la traduction de Chetro De Carolis : S. M. Poesie, Venise, Marsilio “Classici francesi”, 2017, 368 p. (au premier abord, c’est plutôt de l’ancienne édition Feltrinelli, par Luciana Frezza, que cette dernière semblerait proche ; mais nous éviterons des comparaisons stériles" (Lire la suite)

France Burghelle-Rey


par Alain Duault

"France Burghelle-Rey a déjà derrière elle une œuvre conséquente publiée depuis une dizaine d’années au gré de revues et d’éditeurs de poésie – mais aussi via les réseaux sociaux, tant par son blog très fourni que par la publication régulière de poèmes sur facebook. Cette Petite anthologie est donc l’aboutissement d’un parcours d’écriture qui veut hausser la parole contre l’étouffement, contre la souffrance, toutes les souffrances qui bâillonnent. (...) Lire la suite

Maud Thiria

par Maud Thiria

Née à Paris en 1973, Maud Thiria découvre dès l’enfance la poésie et la peinture. Mue d’abord par  un désir d’écrire, ce n’est qu’au fil du temps que ses dessins, ses « traces » prennent forme, prolongeant son parcours de signes. Elle publie ses poèmes dans des revues (Le Nouveau Recueil, Terre à ciel, Diérèse, A verse, Thauma, Recours au poème, N47) et des livres d'artistes, notamment autour de la peinture de Christian Gardair.

Vénus Khoury Ghata
par Alain Duault

"Quel beau livre offre Vénus Khoury-Ghata avec Les derniers jours de Mandelstam : à partir d’un récit traversé d’éclats, de bribes de poèmes, déroulé comme une dramaturgie funèbre, elle nous introduit dans l’intimité du grand poète russe Ossip Mandelstam qui va mourir à quarante-sept ans dans un camp stalinien, un lieu de passage entre deux goulags, environné de mots encore pour respirer, pour survivre. (lire la suite...)

écriture
par Quentin Biasiolo

"Au commencement il est vrai il y eut d'abord cette sorte de solitude fragile il y eut ton plus grand abandon au-dedans des minces foules. Et personne ne prit garde à cette figure anonyme au milieu des figures innombrables. Personne ne prit garde à ta mine basse – cette mine toute tournée en direction de tes intérieurs – le menton rentré cherchant quelque appui auprès de la poitrine cherchant une voie de subsistance quelque peu sûre. Le repos a-t-il doncson lieu au-dedans de soi (...)"

alain Duault
par Alain Duault

"En fait, je ne voulais pas t’écrire car je ne t’aime pas.
Pourtant, tout compte fait, il me semble que nous avons des choses à nous dire : nous avons depuis longtemps trop souvent cheminé de conserve pour feindre l’indifférence !
Tu te souviens, j’en suis sûr, de nos premières rencontres : c’était dans le bel enclos paroissial de Ploumiliau, en Bretagne. Tu étais, tu es toujours cette effigie de granit debout, rêve de pierre incarné, ton squelette vivant et ta faux à la main, prête sans doute à grimper dans ta charrette et à arpenter les chemins creux à la rencontre de… On t’appelait, on t’appelle l’Ankou."(...)
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Morillon

par Alain Duault

Note de lecture sur Poéclats (Caprice avec des ruines) de Martine Morillon-Carreau (Editinter, 2015)

Etrange livre, qui montre et se cache, qui fait semblant de jouer alors qu’il est dans le dévoilement intime, mais qui avoue au détour de quelques vers : « Le jeu était / – vain jeu de glaces avec / l’air tremblé de l’été – / un rêve un vertige ». Tout est dit.
Dans ce balcon en forêt (la forêt des mots bien sûr), Martine Morillon-Carreau semble jouer avec les infinis miroitements de l’œuvre de Julien Gracq et prétend ne livrer au lecteur que ce « caprice »… Mais le lecteur ne se laisse pas prendre à ce faux-semblant qui dit le vrai en semblant faux, en ne semblant qu’un jeu oulipien avec les traces écrites d’une œuvre aimée. Martine Morillon-Carreau ne nous leurre ni ne se leurre, ce leurre fût-il doux qui dit la douleur d’aimer et d’attendre la réponse. (Lire la suite...)

la visite

par Jacques Sicard


"Œuvre à visée posthume en ce que destinée à être projetée après le décès de son auteur entré en vieillesse, La Visite, ou Mémoires et Confessions, nourrit un projet anthume par le mouvement à rebours imprimé à la confession, par la marmoréenne frontalité photographique qui en est le pendant physique (et atténue le caractère indigeste de son contenu mystico-nationaliste), par le "Je m'éclipse" qu'Oliveira profère, initiant la rétroversion finale au noir (...)"

nature
« Juste de vie, juste de voix »
Éthique et joie dans la poésie de Philippe Jaccottet

par Quentin Biasiolo

"Pour Jaccottet,  la nature n'a rien d'un objet, elle n'a rien d'une chose à laquelle nous ferions face – et encore moins dans une position de domination. Bien au contraire, la nature est à penser selon la catégorie toute particulière du don. Elle est ainsi – à l'image, sinon d'une offrande, du moins d'un cadeau – ce qui s'offre à nous, et qu'il s'agit de comprendre(...)"


Jaccottet
par Ludivine Moulière

"Si la critique s’est attardée à de multiples reprises sur le rapport de Philippe Jaccottet au paysage, face riante de l’espace, l’expeérience de la spatialité elle-même n’a encore jamais été interrogée. Or, il existe, dans la poésie de Jaccottet, une face plus cachée et plus inquiétante de cette relation à l'é́tendue, qui transparaît notamment dans le dernier récit de rêve rapporté dans les carnets de la Semaison, et pour la première fois nommé non plus « rêve », comme à l’accoutumé, mais « Cauchemar » (...)" (Lire la suite)

Cemetery
par Jacques Sicard

"Dans les yeux d’Apichatpong Weerasethakul, l’homme-femme est un être spirituel. Rien d’autre. À l’intérieur de ses limites corporelles que réfléchissent les miroirs et que fixent les photographies comme autant de mensonges, rêves et cauchemars souverains se partagent un territoire d’âme non cartographié. Rêves et cauchemars de veille et de sommeil qui hors du temps s’étendent vite aux mesures d’un empire. Un fond d’indicible repos alimente l’énergie passionnelle nécessaire à leurs évanescentes formes épiques."(...) Lire la suite

Mario Benedetti
Poèmes. (Présentation et traduction de l'italien par Jean-Charles Vegliante).

"Le livre de poèmes de Mario Benedetti, paru en 2013 chez Mondadori, Nel silenzio del fiato, confirme la maîtrise et l’originalité de cette voix dans l’ensemble du monde littéraire italien. Une qualité rare de Benedetti est, dans le lyrisme comme dans la réflexion sur son propre arrière-pays poétique (Matériaux d’une identité, 2010), son refus du bavardage, sa discrétion : non pas solitaire mais toujours prête à la rencontre (ses textes sont parfois mis en musique), accueillante pour les plus jeunes, en un temps difficile où il vaut mieux multiplier les occasions de paraître et d’intervenir médiatiquement sur des sujets divers, bien en accord avec l’habileté éclectique de certains polygraphes de doxa pré- et post-berlusconienne (fort bien accueillis en France). (...) Lire la suite

Fernando Pessoa
par Arnaud Baignot

"S’inventer autre permet à Fernando Pessoa d’exorciser, de vivre, ou du moins d’exprimer, d’affirmer, toutes les virtualités d’êtres contradictoires et frustrés qui parlent en lui ; de se vivre lui-même comme un autre, pour se vivre tout entier ; mieux, pour se réaliser dans tous les sens du terme, car Pessoa est un poète en creux, à la recherche de lui-même."

(Nous proposons ici régulièrement de relire des textes publiés il y a quelques mois dans Le Nouveau recueil.)

Jacques Rivette
par Jacques Sicard.

"Ce qui compte dans ces films, c'est le son. Produit par la suite ininterrompue des plans-séquences, comme sans fin le noir s'ajoute à lui-même. Produit par le temps. À travers les dialogues et les décors, les situations, les répétitions en leurs variantes, le lacis des trajectoires, l'interchangeabilité des rôles, la distance des acteurs aux rôles, etc. "


(extrait)

Marina Skalova est responsable de la rédaction francophone de la revue suisse Viceversa Littérature, traductrice littéraire de l´allemand et du russe, et auteure. Après Amarres, un premier texte en prose, elle termine actuellement un recueil de poésie, en français et en allemand, dont des extraits sont parus dans l´anthologie germanophone Lyrik von Jetzt 3. Certains de ces textes ont été publiés dans les revues Remue.net, Libr. Critique, Ce qui reste, Créatures, Méninges, Recours au poème et Le capital des mots.

Laurent Grison est poète, essayiste et historien de l’art. Il travaille régulièrement avec des plasticiens et des musiciens. Il a récemment publié (depuis 2013) : Anacoluthe (Ed. Apeiron, 2015), Sol strié (Tardigradéditions, 2015) ; La langue de l’entrelacs et Vers l’hors-dans (Éd. Coco Téxèdre, 2015) ; Le Tombeau de Georges Perec (Ed. La Porte, 2015) ; Lumière si loinTerrefort (Ed. des Cent regards, 2014) ; La Pie funambule et PaysageInitiale convergence & Insaisissable (Éd. La Petite Fabrique, 2014) ; Robinson dans les villes (Ed. Atelier Baie, 2013) ; Vois des astres le détour (Lucie Ed., 2013).
(Ed. Transignum, 2015) ;


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dernière mise à jour le 28 août 2017